15 Juin 2009
Au revoir aux Écoles de Malartic !


31 Mar 2009
Exploitants de carrières et de sablières


La petite histoire de notre Ville

La naissance de Malartic est intimement liée au développement de l'industrie minière, particulièrement celui de la Malartic Gold Mines Ltd dont les terrains sont piquetés en 1922 par John Mark. Devant la hausse du prix de l'or en 1933, le groupe Ventures et Cie décide d'investir dans la construction d'une usine de raffinage. Les travaux se termineront en 1935. Le 1er mai de la même année, la Malartic Gold Mines Ltd, maintenant appelée la Canadian Malartic Gold Mines Ltd, entre en production.

Roc d'Or d'abord, Malartic ensuite.
Malartic sera le lot, jusqu'en 1937, de quelques privilégiés de la Mine et d'une petite communauté polonaise, puisque la Canadian refusa à ses employés de s'installer sur ses terres, seules terres déterminées de la ville. La majorité de la population ira vivre à Roc-d'or, sur les terres de la couronne.

Ce n'est qu'à la fin de 1937 que la Canadian dirigera le public vers les lots nouvellement arpentés de Malartic. Les habitants de Roc d'Or bouderont les terrains argileux et boueux de Malartic. La ville sera donc d'abord peuplée par les nouveaux arrivants.

Malartic, une naissance tardive, mais une croissance rapide
Malartic prend ainsi son essor qu'en 1937. La Canadian Malartic Gold Mines Ltd, propriétaire du territoire malarticois, se charge de l'administration de la ville sous la supervision des ministères québécois des Mines et des Affaires municipales. Malartic croit alors à une vitesse effrénée. Édifices résidentiels et commerciaux poussent à vue d'œil à compter du printemps 1938. L'affluence vers la ville atteint une telle ampleur qu'en mai 1938, survient une crise du logement. On doit se rappeler qu'alors que l'Amérique traverse le marasme économique des années trente, l'Abitibi vit un développement minier phénoménal. Entre 1935 et 1940 rien de moins que quatre entreprises minières sont entrées en production sur le secteur malarticois. L'affluence vers Malartic est en quelque sorte une ruée vers l'or. Elle symbolise l'espoir de centaines d'hommes et de femmes fuyant la misère des villes, voguant au gré des promesses d'or, de cuivre et d'argent des échos abitibitiens.

Face à cet extraordinaire développement, Malartic s'organise. L'année 1938 a vu naître la première Chambre de commerce, l'Église et la Commission scolaire de Malartic. Le 28 avril 1939, Malartic reçoit son Acte d'incorporation, officialisant ainsi son statut de municipalité. Le Conseil municipal est formé en juin de la même année. M. William B. Hetherington sera élu par ces pairs du Conseil, le premier maire de la ville.

1950-1960 un période de consolidation
Malartic, devient en 1950 le troisième centre urbain de la région. Les autorités municipales entreprennent alors de doter la municipalité des infrastructures qu'exige une ville de cette envergure. S'amorcent donc la construction des principaux édifices publics tels l'hôtel de ville, le bureau de poste, le Club de golf et de curling, la caserne de pompier, la villa St-Martin et le Centre hospitalier. En 1955 et 1956, s'effectue le pavage des rues. Au cours des années 70 on désir diversifier l'économie malarticoise en développant l'industrie touristique. On se lance alors dans la construction du Musée Minier, de la Base plein air du lac Mourrier et celle du Camping de Malartic.

Le style boom-town renaît
Les années 80 sont marquées par une croissance du secteur commercial. Un grand projet de réaménagement du centre-ville, dont l'objectif est la mise en valeur du patrimoine, est mis en branle. Les façades boom-town, si caractéristiques des villes développées à l'époque de la ruée vers l'or, seront rafraîchies et de nouvelles émergeront.
Une crise qui fait mal
La décennie 90 fut plus difficile. La récession économique a durement frappé la communauté.

À l'assaut du nouveau millénaire
La ville reprend aujourd'hui son souffle. Malartic est prête à affronter le nouveau millénaire. Pour se faire, elle mise sur la diversification économique, la coopération régionale et le développement des nouvelles technologies de l'information.